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En passant par la portière : OPEX au Tchad !Officiers Perdus L’Heure de la Relève




Une OPEX est une opération militaire de l’Armée française sur un territoire extérieur à la France. Elle est décidée par le Président de la République, l’Assemblée Nationale ne pouvant que la contrôler.

Le Tchad a été plongé dans une guerre civile de 1965 à 1979. Le calme ne dure pas et dès l'année suivante, les vainqueurs se déchirent lorsqu'Habré, devenu ministre de la Défense, se rebelle contre Goukouni Oueddei, jusqu'à ce qu'il reprenne N'Djaména le 7 août 1982.

Le guide libyen Mouammar Kadhafi décide de rentrer dans le conflit en reconnaissant Oueddei comme chef légitime du pays, en armant des combattants tchadiens1, et en envoyant d'importantes troupes sur le territoire tchadien. C'est le début du conflit tchado-lybien.

Cette offensive libyenne inquiète les autorités françaises qui considèrent que l'action de Mouammar Kadhafi pourrait déstabiliser la région dans le cas où il venait à envahir le sud du Tchad et qui craint l'expansionnisme de l'intégrisme musulman2.

Le 9 août 1983, lorsqu'il devient clair que la souveraineté du Tchad est en danger, le président François Mitterrand décide d'envoyer 3 000 soldats sur place2.

L'opération sera baptisée Manta. Elle mobilise notamment quatre avions Mirage F1 et six SEPECAT Jaguar. Les Français sont appuyés par les forces militaires de la Congo qui se nomme Zaïre à l'époque. Les 3 000 rebelles de Oueddei et les soldats libyens sont contraints de se replier sur la bande d'Aozou2.




Officiers Perdus L’Heure de la Relève T3 ½ XII Aventure Plein Sud


  • Pampi, mauvaise nouvelle du Tchad, Lagadec s’est pris une bastos !

Le lieutenant Jacques Lagadec, en mission au Tchad, était dans le même escadron que Pampi, les deux hommes se connaissaient bien et s’appréciaient !

  • Grave ?

  • Non mais suffisamment pour qu’on le ramène au Val de Grâce ! Votre capitaine est ailleurs et je n’ai personne !

  • Donc j’y vais ?

  • En 1978, les forces libyennes ont pénétré le Nord du Tchad, à l’Ouest la bande d’Aouzou, au centre Faya-Largeau et Fada à l’Ouest. Ils ont établi leur base principale ici à Ouadi Doum un peu plus au Nord entre Faya-Largeau et Fada. Depuis Ouadi Doum, ils se livrent pour le moment à des razzias sur des villages plus au Sud qui peuvent être destructrices ! Vous serez basés à Kalaït environ trois cents kilomètres au Sud de Ouadi Doum, un gros bourg sur le 15ème parallèle que les Libyens ne doivent en aucun cas franchir.

  • État des forces adverses ?

  • Quinze mille soldats libyens et au moins autant en milices, Frolinat ou autres, chiens fous ou enragés totalement imprévisibles, d’autant plus dangereux ! L’armement est classique type Pacte de Varsovie. Vous devrez vous interposer en cas de franchissement du 15ème parallèle et vous porter au secours des populations en cas de razzia qu’ils appellent plutôt rezzous là-bas !

  • Nous interposer contre trente mille soldats potentiels ?

  • D’abord nous avons la maîtrise du ciel, et s’ils attaquent en force, nous le saurons et nous enverrons des renforts et il n’y aura pas que nous, mais tu seras en première ligne, ça oui, mais soutenu par nos Mirage et Jaguar !

Ce n’était plus l’Armée rouge, mais en termes d’infériorité numérique, c’était pareil et puis quelle aventure !



Officiers Perdus L’Heure de la Relève T3 ½ XIII Armée d’Afrique





L’Afrique ! Pampi la connaissait pourtant, car il était allé visiter sa sœur au Togo quatre ans auparavant. Mais il n’était pas déçu, cela lui faisait toujours le même effet et il lui avait donné un nom : Palpitant !

En effet l’Afrique, pour lui, était un gigantesque cœur que l’on pouvait visiter ! Et il battait. En fait c’était l’Afrique qui battait, vibrait et vivait ! Et on ressentait ces vibrations quand on y arrivait, une véritable secousse !

Palpitant ! Tout palpitait ! Et c’était visible dès qu’on y posait le pied. Il y était arrivé, en Transall, la veille de ce 14 juillet, en début de soirée après une escale à Tozeur dans le Sud de la Tunisie. On lui avait attribué une chambre dans la caserne Dubut à Fort Lamy l’ancien nom de la capitale N’Djamena. La caserne Dubut, bâtiment colonial blanc, aurait pu passer pour un immeuble d’habitation des années soixante. Fort Lamy un nom qui lui rappelait son grand-père, Aïtaxi, officier de l’Armée d’Afrique et voilà que lui, Pampi s’y retrouvait en Afrique et dans l’Armée !

L’Afrique et sa flore : la savane, la brousse, et la jungle ! Les montagnes et les lacs, les fleurs, les plantes, les lianes et les arbres toutes ces couleurs, impossibles à nommer car elles y étaient toutes. Et leurs odeurs florales inouïes !

L’Afrique et sa faune ! De l’avion, il avait pu voir courir des antilopes qui devaient fuir devant un des types de panthères, les léopards, guépards ou même lions. Mais Pampi se rappela Jules le cuisinier togolais de sa sœur, également prêtre vaudou, qui lui avait affirmé, sans rire, que l’animal le plus dangereux d’Afrique était l’Homme, bien plus dangereux que tous les grands fauves ! Il avait même ajouté que l’amibe était plus dangereuse que l’Homme mais elle n’était pas un animal !

Et toutes ces odeurs ! La première qui vous frappait le nez et la gorge était celle de cette terre sablonneuse terriblement chaude, si caractéristique et omniprésente, en fait l’odeur de l’Afrique. Puis venait l’odeur de la flore, mélanges d’herbes et de fleurs assez capiteux. Et enfin, il y avait aussi une odeur de musc dont il était difficile de détecter l’origine, mais bel et bien présente et entêtante !

Et puis les bruits ! Toutes sortes de bruits. Peu de voitures mais très bruyantes, beaucoup de motos, motocyclettes et mobylettes faisant retentir leurs klaxons, ainsi que des vélos se faufilant dans ce joyeux tintamarre.


Et enfin les hommes et les femmes. Dans cette Afrique battante, vibrante, vivante et palpitante, ils contrastaient par une certaine nonchalance qui leur donnait une élégance rare quand il se déplaçaient, surtout quand ils marchaient comme s’ils dansaient très lentement. Nonchalants, d’un fatalisme à toute épreuve, les Africains paraissaient lents dans un continent qui ne l’était pas, ce contraste leur donnant beaucoup de charme !

Pour toutes ces raisons, l’Afrique était belle, et c’était avant tout l’aventure et une belle aventure !




Officiers Perdus L’Heure de la Relève T3 ½ XIV Razzia


Par un matin de ravitaillement, un Transall venait de se poser sur la piste de Kalaït, la liaison avec N’Djamena commençait avec un colonel de la Valette plus nerveux que d’habitude :

  • Une razzia est en train de commencer Pampi et elle sera pour toi !

  • Pas de problème Mon Colonel, nous sommes prêts ! C’est où et quand ?

  • On ne le sait pas encore ils viennent de partir de Ouadi Doum vers le Sud, on a deux voire trois destinations possibles dans l’Ennedi, mais comme le Transall est chez toi, cela sera pour toi et on les chopera sur le chemin du retour !

Le massif de l’Ennedi à l’Est de Kalaït était un merveilleux ensemble au Sud-Est du Sahara à cheval sur le Tchad et le Soudan. Entièrement constitué de grés rouges, le temps et les éléments l’avaient sculpté en de vertigineux canyons où on trouvait des arches merveilleuses certaines grêles, d’autres de la taille d’une cathédrale, des aiguillettes rocheuses pointées vers le ciel et des Gueltas, magnifiques oasis, ces points d’eau ayant été laissés par des crues. On y trouvait toutes les nuances de l’ocre qui allaient du beige au rouge en passant par l’orange. L’Ennedi constituait un véritable musée d’histoire naturelle à lui seul.


À dix heures, nouvelle liaison radio avec le colonel de la Valette :

  • Bon maintenant c’est sûr regardez sur la carte le massif de l’Ennedi à l’Est de Fada, ils sont dans le village de Ouadi Koseley. Partis de Ouadi Doum ils sont passés par Fada et arrivés par la Dépression d’Aouré ! Il est à peu près sûr qu’ils reviendront par le même chemin et je pense qu’on va vous parachuter à la sortie de la dépression d’Aouré donc entre Ouadi Koseley et Fada, un lieu idéal pour une embuscade, une seule piste et la sortie est un canyon étroit, ce qui est idéal pour vous. Aucun espoir pour eux de renforts rapides, car Ouadi Doum est à plus de cent kilomètres et vous serez appuyés par nos Jaguar redoutables sur l’attaque au sol, comme vous le savez. Votre mission, est de détruire l’ennemi et de récupérer les gamines, car c’est leur butin !




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