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Retrouvés : WW2, Des destins dans l’honneur !

il y a 8 heures
5 min de lecture

Interview réalisée par Rachel Caron - FLITCom&Co - Créatrice de site internet - Spécialiste des sites littéraires - 1/10/2026



Gilles Hustaix, en janvier 2025 après le lancement du préquel d’Officiers Perdus, Aux ordres de l’Empereur, vous nous annonciez un projet de recueil de nouvelles, ce 01/10/-26, c’est aujourd’hui chose faite ?

Oui il s’appelle Retrouvés et ce sont huit nouvelles tournant pour six d’entre elles autour de la deuxième guerre mondiale, en Afrique et en Europe !


Et c’était prévu cela ?

Pas du tout, en fait, je ne l’avais pas vu venir, mon intention était de présenter certains de mes héros dans leur jeunesse, avant la décolonisation. Or il se passe que comme ils sont à peu prés tous nés entre 1920 et 1927, leur jeunesse c’est la deuxième guerre mondiale !


Donc vos héros quels sont-ils ?

Oumar Abdraman Mahamat, un Africain, héros de la première nouvelle, est le chef du village de Ouadi Koseley au Tchad où Pampi intervient par deux fois en Opex, dans le tome 3 d’Officiers Perdus l’Heure de la Relève ½. Environ 40 ans plus tôt vous le voyez suivre Leclerc, dès Koufra et jusqu’à Berchtesgaden. 



Un héros africain ?

Oui, déjà le rôle de l’armée d’Afrique dans la libération de la France, est largement méconnu et le fait qu’il y avait une majorité d’africains noirs dans celle-ci, encore plus. Moi qui en ait connu, cela me tenait à cœur de leur rendre hommage !


Et les autres héros ?


La deuxième nouvelle concerne un des principaux héros Peyo Etchegaray d’Apalats qui a failli mourir à Dien Bien Phu. Auparavant, il avait failli mourir  d’une balle dans la tête  à Strasbourg  après s’être battu en Normandie dans la 101ème Airborne américaine et libéré Paris dans la 2ème DB de Leclerc.



La troisième Jean Baptiste Mendiburu, la légende vivante des parachutistes a commencé sa carrière dans la contrebande d’armes et d’or entre la France et l’Espagne, ce qui l’a conduit  dans une prison de Pampelune. C’est là qu’un colonel britannique de l’Armée des Indes viendra le recruter dans le SOE Spécial Operations Executive, services spéciaux militaires. Il sera parachuté en Bretagne et devra délivrer une nouvelle héroïne Caroline en attaquant une planque de la SS à Dinard !



Paul Guyot, le curé qui s’était fait parachuter sur Dien Bien Phu et devenu évêque aux armées en Algérie puis Cardinal lors de la mort du général Serge de Roche Croix, était séminariste à Sarlat en Dordogne. C’est là que la Résistance va lui demander de faire passer une quinzaine de juifs en Espagne, ce qu’il fera en les emmenant d’abord en pèlerinage à Lourdes ! C’’est la quatrième nouvelle.



Dans la cinquième vous retrouverez Bertrand Marbousset un chti, l’ami de Peyo, rencontré chez les paras US ainsi qu’à la 2ème DB. Auparavant il était lycéen en Terminale où lors d’un dîner chez ses parents, c’est un général de la Wehrmacht, prince de Bohème, Alois von Lobkowicz qui le convaincra, puisqu’il aime la  France, de se battre pour elle, en rejoignant soit l’armée d’Afrique au Maroc via l’Espagne, soit la 2ème DB en Angleterre. Habitant Tourcoing, il volera la barque de son oncle au cap Gris Nez pour rallier Douvres à la rame !


Le héros de la sixième est allemand. Vous l’avez connu dans le T2 Rebond en Patagonie où il dirigeait Aero Patagonia et où il a retrouvé Peyo, un frère d’armes qu’il avait combattu, lui dans le 6ème Fallschirmjäger allemand et Peyo dans la 101ème Airborne américaine à Carentan, dans la ferme avec la petite fille sauvée par le Bagpiper.  Entre les deux, prisonnier dans la poche de Falaise suite à l’absence de vivres comme de munitions, il a rencontré un officier de la Légion Estrangère qui lui a proposé le choix : prison ou légion ?  On le retrouvera donc à Sidi Bel Abbes en Algérie puis en Indochine à Cao Bang et Dien Bien Phu au1er BEP. Après dix ans de « Légio Patra Nostra » ce sera « Patagonia Patria Nostra » !

Les deux dernières nouvelles  sortent du champ de la deuxième guerre mondiale : Souen avait six ans en 1939, Pampi et Rachel sont de la génération d’après !



Avec Souen, dans la sixième, Eurasienne née à Hanoï, restauratrice à Alger puis bâtisseuse d’un orphelinat en Patagonie, c'est toute la mémoire douloureuse de la fin de l'Empire Colonial français qui remonte : Diên Biên Phu, le putsch d'Alger, les condamnations, l'exil. Mais c'est aussi l'histoire d'un rebond, celui d'une « patrie de rechange », selon le concept cher à Jean Raspail, qui apparaît en personne dans un dîner mémorable au bord du Lago Argentino.



La nouvelle finale, consacrée à Rachel et Pampi, projette la saga en 1982, en Israël, pendant la guerre du Liban. Le fils de Peyo, officier parachutiste français, s'y porte volontaire pour ramener un commando égaré en territoire ennemi. La flamme s'est transmise d'une génération à l'autre.



Est-ce que l’ordre de lecture est important ?

Théoriquement non, mais la magie opère peut-être mieux, quand on les lit à la suite. Car ces nouvelles se répondent, se croisent, s'emboîtent. Le jeune Tchadien Oumar rencontre sur le pont d'un paquebot un Basque nommé Peyo. Peyo commande un char aux côtés de Bertrand, un fils de la bourgeoisie textile du Nord. Le séminariste Paul est accueilli à l'abbaye de Bétharram par un père abbé dont le petit frère, Jean-Baptiste Mendiburu, a rejoint les parachutistes anglais. Et ce même Mendiburu réapparaît dix ans plus tard à Diên Biên Phu, devenu une légende vivante que le légionnaire Kurt brûle de suivre dans la « dernière danse ». Le titre prend alors tout son sens : ces personnages qu'on croyait perdus, on les retrouve, d'une nouvelle à l'autre, d'une guerre à l'autre, d'un continent à l'autre. C'est une toile tissée patiemment, et le lecteur a le plaisir délicieux de reconnaître un nom, de relier un fil, de comprendre soudain qui est qui.

Y-a- il un point commun, une sorte de fil rouge aux huit nouvelles ?

Le sens de l’honneur, le respect  de la parole donnée ; sont dans le fil rouge de tout ce que j’écris comme le fait que se battre pour son pays est un devoir sacré  et que mourir pour sa patrie est peut-être la plus noble des morts ! Et je tiens à redire le dernier message que j’avais déjà donné l’année dernière car il est toujours d’actualité !

 La France éternelle existe et que nous devons en être fiers ! Nous devons reprendre et répandre notre roman national. C’est en retrouvant la fierté de notre identité et de notre culture, françaises toutes deux, que nous pourrons faire face aux menaces !

La France est en danger ! Mais rien n’est perdu ! Bien peu de gens croyaient en Jeanne d’Arc face aux anglais, ni en Napoléon face à l’Europe entière, ni en De Gaulle face aux nazis ! 

C’est se retrouvant, elle-même et fière de l’être, que la France gagnera !




 
 
 

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