AUX ORDRES DE L'EMPEREUR Préquel pour de glorieux ancêtres
- ghustaix64
- 6 févr.
- 8 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 févr.

Daniel Blanchard POLLETT

né en Champagne dans un milieu ouvrier. Il travaille dans l'industrie, effectue son service national dans la Marine, avant de s'orienter vers la formation professionnelle dans le paramédical. Il est l'auteur du livre "Citoyens ce roman est le vôtre" ainsi que de nombreux articles parus sur les sites Internet de Résistance républicaine, puis et encore actuellement de Riposte Laïque. Il partage dans ses écrits son amour inconditionnel de la France, de notre civilisation chrétienne et de notre belle langue française. Il ne cesse d'avertir des dangers imminents causés par des politiques migratoires incontrôlées, et la confiscation de la souveraineté du peuple français par une Union européenne dont les responsables ne sont ni élus ni redevables de comptes. Le dernier chapitre de son livre annonce la guerre civile dans laquelle nous sommes déjà entrés, et qui comme la guerre d'Algérie, mettra sans doute longtemps à être appelée par son vrai nom.

Ce cinquième volume de romance historique écrit par Gilles Hustaix nous transporte au temps de Napoléon Bonaparte, alors que ses glorieux ancêtres servaient déjà la France, à la manière de tous ces véritables aristocrates qui voyaient la patrie avant le régime politique. Si des politiciens tels que Talleyrand ont su traverser l'instabilité de l'État français pendant cette période si mouvementée et changeante de 1789 à 1870, tout en conservant une place de choix, leur influence et leur véritable pouvoir -aujourd'hui on dirait l'État profond- d'autres, plus discrets et humbles, ont servi d'abord la France. Militaires sans grade ou officiers remarqués, cantinières ou lavandières suivant la troupe pour le meilleur et pour le pire, ils ont été de toutes les batailles, celles contre l'ennemi en armes, contre l'hiver, contre la faim, contre le désespoir qui, disent certains, est une forme de paresse.

L’auteur nous invite donc à suivre l'Empereur en campagne. Nous avançons avec la Grande Armée suivie de son indispensable petite armée d'intendance, essentiellement féminine. Nous apprenons bien des détails sur cette responsabilité permanente, cette tâche ingrate et discrète qui ne rapporte aucune médaille mais qui maintient chaque soldat bien nourri, habillé, équipé, soigné... et aussi chaque cheval ! L'auteur se plaît à narrer l'histoire d'une cantinière devenue très proche de l'Empereur. Mais ne racontons pas tout le livre ici, donnons simplement envie de le lire. Ce préquel (l'inverse d'une suite) nous relie à tous ceux à qui Gilles a déjà rendu hommage dans ses quatre volumes précédents, notamment à son père et ses frères d'armes poursuivis et humiliés par la rancune gaullienne après le putsch manqué de 1961. Ceux que la presse servile a présenté comme des fascistes sans jamais analyser les raisons de leurs motivations.

Vers la fin du récit, le lecteur découvre une dimension spirituelle qui réchauffe la quête de qui s'y intéresse. Un soldat mourant sur un champ de bataille rejoint dans le ciel un ancêtre bienveillant, puis il voit dans les lointains de l'espace et du temps deux soldats coiffés du béret rouge des parachutistes. L'ancêtre qui l'accueille lui dit que ce sont leurs descendants, qui à leur tour servent la France. Ainsi la boucle est bouclée. La fin du préquel rejoint le début du premier volume. Le père de l’auteur et lui-même ont été aperçus par l'un de leurs glorieux ancêtres au moment de sa mort, et il s'est ainsi trouvé rassuré sur la permanence de l'engagement familial. Quelle émotion, quel panache !

Reconnaissons à Gilles Hustaix le remarquable mérite de glorifier ses ancêtres -ce que font par ailleurs systématiquement de nombreux peuples d'Asie- à l'heure où l'Occident dégénéré malmène si injustement la mémoire ancestrale, trouvant à ceux qui nous ont précédés toutes sortes de fautes impardonnables, jugeant ce qu'ils ont fait hier avec les idéologies les plus démentielles et les moins réfléchies d'aujourd'hui. Ceux qui renient ainsi leurs ancêtres, leur civilisation, leur culture et leur patrie ne peuvent savoir où ils vont, puisque ignorant volontairement d'où ils viennent. Fort heureusement, il existe des auteurs tels que lui pour retrouver les chemins de la raison, de la dignité et de l'honneur.

Daniel Pollett
Aux ordres de l'Empereur XIII Epilogue
Une lance le surprit à son tour et il réussit à confier le drapeau à Ramuntxo ! Ramuntxo galopait l’étendard dans une main, le sabre dans l’autre, lorsqu’il ressentit une violente douleur dans la poitrine !
Il hurla :
— Vive l’Empereur !
Il eut la force de transmettre le drapeau au jeune lieutenant qui commandait le premier peloton et il réussit à lui sourire. Il put même, à plaisir, observer constater son sourire, plein de fierté en retour, et ce fut la dernière chose qu’il vit, tombant lourdement de son cheval !
Lorsque Ramuntxo retrouva ses esprits, il eut une sensation bizarre, celle de ne plus avoir les pieds sur terre. Il voulut regarder autour de lui, ne vit rien et regarda en dessous de lui. Il était toujours à Waterloo, la bataille n’était pas finie, et il put voir le fracas des chevaux et des hommes et même des pièces d’artillerie. Il voyait tout cela mais n’entendait plus rien. Très étrange… Il ne sentait plus rien non plus, ni la poudre ni les chevaux, encore plus bizarre...
Il fit un effort pour regarder juste en dessous de lui et il vit d’abord son cheval, qui semblait désorienté. Celui-ci bougea et ce qu’il révéla l’effraya : il se trouvait à la verticale de son propre corps ! Dans un genre de lévitation, deux ou trois mètres juste au-dessus ! Comment était-ce possible ? Il aperçut deux de ses hussards s’approcher de son corps en dessous, ce corps dont il était maintenant séparé distancié.
Il les reconnut. Il s’agissait du médecin du 4ème Hussard accompagné d’un de ses infirmiers. Ils avaient chargé comme tous les autres Hussards, en arrière-garde, leur but étant avant tout de soigner les blessés et remettre à cheval tous ceux qu’ils pouvaient !
Il vit le médecin appuyer fortement sur sa poitrine en exerçant des pressions verticales et il en ressentit une violente douleur. Comment était-ce possible alors qu’il se trouvait deux ou trois mètres au-dessus ? Il n’était plus à l’intérieur de son corps et il avait mal !
Il tenta de les appeler mais ils ne l’entendirent pas, pas plus que lui ne les entendait.
Il commençait à réaliser que le médecin tentait de le ranimer et l’infirmier l’avait relayé exerçant les mêmes pressions sur sa poitrine. Mais au lieu de lui faire du bien, cela lui faisait atrocement mal ! S’ils essayaient de le réanimer, c’était donc qu’il n’était pas encore mort ? Cela aurait dûu être une bonne nouvelle, mais chaque pression lui faisait affreusement mal et le médecin comme l’infirmier semblaient se lasser.
C’est alors qu’il fut attiré par cette lumière qui venait d’en haut. En fait une lumière blanche, mais d’un blanc qu’il n’avait jamais vu et qui paraissait d’une pureté irréelle, provenait d’une sorte de tunnel, installé en plein ciel légèrement en pente montante ! Comment un tunnel pouvait-il être installé en plein ciel ? Ramuntxo ne comprenait pas.
Ramuntxo avait été trop jeune pour la campagne de Napoléon en Egypte en 1798, ayant alors douze ans, mais le retentissement plus tard des travaux de Champollion sur la pierre de Rosette qui permettraient le déchiffrement des hiéroglyphes, l’avait beaucoup intéressé et l’abbé Harispe, le père supérieur de l’abbaye de Belloc, lui avait fait part d’une théorie devenue la sienne :
Tu vois Ramuntxo, les Egyptiens, à bien des égards nos ainés, croyaient, comme nous, à une vie après la mort. Tous leurs écrits, ainsi que leurs peintures, montrent que Pharaon, à sa mort, était confié à deux de leurs dieux : Anubis et Horus. Anubis le dieu funéraire à la tête de chacal, patron des nécropoles et des embaumeurs, devait préparer Pharaon mort en lui enlevant tout ce qui ne lui serait plus utile désormais, lui ôtant organes et viscères, puis le confiait à Horus, dieu du ciel et du soleil, à la tête de faucon, qui le guidait à travers un tunnel creusé dans la pyramide, l’emmenant vers une lumière nouvelle qui était aussi sa nouvelle vie !
Horus n’était pas là, Anubis non plus il était désespérément seul, mais ce blanc immaculé au fond de ce conduit l’attirait irrésistiblement et il se décida à rentrer dans le tunnel en pente douce. Curieusement il n’éprouvait plus aucune fatigue ni même douleur, réalisant seulement alors, que la douleur du coup de lance qu’il avait reçu avait totalement disparu.
Plus il avançait dans le tunnel, plus cette lumière blanche l’attirait et plus il se sentait bien, car à n’en pas douter, avancer dans ce tunnel était bien ce qu’il devait faire. Assez rapidement, il comprit en entendant des bruits et en semblant déceler des mouvements qu’au-delà de cette lumière il y avait quelque chose qui lui restait à découvrir.
Il était quasiment arrivé à la fin du tunnel quand il entendit :
Ramuntxo ?
Cette voix, il la connaissait très bien l’ayant souvent entendue maiïs plus depuis une vingtaine d’années ! C’est naturellement qu’il répondit :
Aïtaxi ?
Il le voyait maintenant ou plutôt les voyait car son grand-père se tenait à côté d’un homme en cotte de maille sous une longue tunique blanche ornée de la croix rouge palmée, l‘uniforme des Templiers. Son grand-père prit la parole :
Ramuntxo, je te présente notre ancêtre Phares Etchegaray d’Apalats d‘Arrossagaray.
Mais Aïtaxi, cela veut-il dire que je suis mort ?
Non Ramuntxo cela veut dire que tu renais ! Comme moi il y a vingt ans, et crois-moi dans ce monde de l’au-delà, tu ne perds vraiment rien au change !
Mais alors nous sommes au paradis ?
Plutôt une nouvelle vie car ton grand-père a raison : c’est une renaissance plutôt qu’une mort, tu vois, moi je suis arrivé ici en 1249, il y a six siècles désormais maintenant !
Damiette, la septième croisade ?
C’est cela, avec le bon roi Louis IX !
Aïtaxi se déplaça et apparut un nouveau venu :
Hola, primo que tal ?
Luis, quel plaisir de te retrouver !
Tu vois depuis la Puerta del Sol, tu n’as pas trainé à me rejoindre. Et ici, au moins, pas de risque de nous affronter !
Phares, mon père m’a beaucoup parlé de toi, Aïtaxi, va-t-il nous rejoindre ?
Bien sûr, et dans pas très longtemps.
Et Pepita ?
Elle va suivre l’Empereur dans un nouvel exil loin vers le sud et elle viendra après…
Dans longtemps ?
Phares reprit la parole :
Le temps, Ramuntxo, ne compte plus, car nous avons l’éternité devant nous.
Est-ce que je peux regarder le tunnel une dernière fois ?
Une seule fois, après il disparaitra.
Ramuntxo se retourna et il aperçut dans le lointain deux hommes, dans un uniforme qu’il ne connaissait pas, un genre de justaucorps tacheté comme un léopard, coiffés d’un béret rouge.
Ce sont nos descendants, Ramuntxo, tu vois la France éternelle continuera à être défendue !
Mais Phares, en quoi tout ceci a-t-il un sens ?
Ramuntxo, si tu ne comprends pas, ici tu peux toujours poser la question !
A qui ?
A Dieu !



Tome 3 : Officiers Perdus, L'heure de la relève 1/2





excellents documents
je reconnais que la figure du commandant Benoit Elie de St Marc m'est singulièrement attachante et il est un des militaires les plus prestigieux et captivant devant nous servir de guide moral
Le personnage médiéval de Jacques de Mollay, grand maitre du temple , est lui même tellement émouvant de par sa rectitude de conduite , son courage et la dimension de son insondable innocence, face à la cupidité de P Le Bel et l'esprit de démission d'un pape passablement indigne dans sa décision de dissoudre un ordre monastique vénérable, ayant bravement combattu en terre Sainte
Est il donc possible que nous trouvions dans les personnages sublimes tels que le Général Bigeard, Benoit Elie de St Marc, ou…